Le défi pour la Terre initié par Nicolas Hulot, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme et l'Ademe est également l'affaire de chacun(e) dans ses actes quotidiens. Ce défi pour la Terre personnel, vous pouvez le réaliser facilement par la mise en pratique de conseils simples et logiques.
Ici, c'est côté jardin
Votre participation au défi pour la Terre contribue à la sauvegarde de la vie sur notre planète Terre. Vos enfants comptent sur vous. L'humanité, Nicolas Hulot, l'Ademe, Terre fertile et Rando Com aussi.
Presque tout est bon La plupart des déchets organiques peuvent être compostés.
Un processus naturel Le compost est un mélange fermenté de résidus organiques et minéraux, utilisé pour fertiliser
la terre du jardin potager, du jardin d’agrément ou des plantes en pot. Il peut être réalisé au fond du jardin, en tas ou en composteur, voire sur votre balcon dans un composteur à lombrics labellisé “NF-Environnement.”
Les déchets qui font mon compost Les déchets de la maison en général : essuie-tout, cendres de bois, sciure, copeaux, plantes d’intérieur...
Les déchets de cuisine Épluchures hors agrumes, coquilles d’œufs, marc de café, filtres en papier, laitages, croûtes de fromage, fanes de légumes, fruits et légumes abîmés, os, arêtes...
Les déchets de jardin Tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes...
Environ 1/3 des déchets qui finissent dans la poubelle d’un Français peut être composté.
Profiter du soir Pour arroser un jardin en été, la tombée du jour est le moment idéal, car plates-bandes et potagers auront toute la nuit pour se désaltérer. En binant la terre avant, l’arrosage sera encore plus efficace. De même, le pied des plants peut être paillé pour limiter l’évaporation.
Remercier la pluie L’eau de pluie est un bienfait que l’on peut récupérer à partir des gouttières dans des bacs ou, mieux, des citernes (il en existe de toutes tailles). Cette eau servira à l’arrosage des plantes, du jardin, ou aux lavages divers. Par ailleurs, un gazon que l’on laisse pousser un peu plus haut devient plus résistant à la sécheresse et économise l’eau d’arrosage.
Sous la chaleur du soleil, 60 % de l’eau s’évapore avant même d’avoir été absorbée par les plantes.
Un espace vital Les jardins, les terrasses et les balcons représentent un habitat pour les espèces qui y vivent : c’est important, notamment en milieu urbanisé. Pour que les animaux s’y sentent bien, voici quelques exemples d’espaces à créer :
- Planter des arbres et des haies aux essences variées et aux floraisons étagées.
- Aménager une mare.
- Laisser un endroit en friche propice au développement d’une flore locale diversifiée (les oiseaux, abeilles et papillons apprécieront).
- Mettre en place des nichoirs, des mangeoires, une boule de graisse mélangée à des graines en hiver, un abri à hérisson...
En période de croissance, les végétaux absorbent du CO2 et participent ainsi à la lutte contre l’effet de serre.
Jardiniers en herbe La France compte 13 millions de jardiniers amateurs dont la moitié se sert de produits phytosanitaires (désherbants, pesticides) et presque tous d’engrais. Leur consommation annuelle de produits phytosanitaires s’élève à 8 000 tonnes, soit 7% du tonnage annuel utilisé en France par le monde agricole. Ces traitements chimiques polluent durablement les cours d’eau et les nappes phréatiques.
Préserver l’alimentation À usage égal, les produits biologiques sont vivement recommandés, car ils sont moins nocifs pour l’environnement et la santé. À cet égard, les traitements “totaux”, qui associent insecticides et fongicides, ne répondent à aucun diagnostic précis, tuent tout sur leur passage et favorisent la résistance de nombreux nuisibles.
Favoriser les engrais d’origine végétale ou animale Ce sont des produits d’origine végétale ou animale qui enrichissent la terre, nourrissent les plantes, sans empoisonner les sols, les insectes et les oiseaux. Ils sont aussi variés que le fumier, la corne broyée, le guano, les cendres de bois, la poudre d’os... Attention tout de même à respecter les dosages.
Stocker à l’écart Avant tout usage, il faut bien lire le mode d’emploi et respecter scrupuleusement les précautions à prendre. Les produits de traitement se rangent dans des contenants étanches, hors de portée des enfants ou des animaux et dans des lieux ventilés.
Les jardiniers amateurs seraient responsables pour 1/4 de la pollution des eaux de surface et des nappes souterraines. Un Français absorbe chaque année en moyenne 1,5 kg de pesticides dans son alimentation.
Un travail de tous les instants Arracher régulièrement les mauvaises herbes, c’est éviter qu’elles ne grainent. Pour lutter naturellement contre ces indésirables, il faut pailler les plants avec des feuilles, des herbes ou des écorces de pin ou bien biner régulièrement le terrain.
- En les enlevant à la main (cocons et oeufs de chenilles, pucerons...).
- En posant un filet anti-insectes sur les fruits et légumes.
- En mettant à contribution les auxiliaires naturels : coccinelles (disponibles chez un jardinier ou un grainetier, leurs larves sont très friantes de pucerons...).
- En adoptant certaines plantes qui éloignent les pucerons : oeillets d'Inde, menthe, thym, sarriette...
Une coccinelle dévore jusqu’à 100 pucerons par jour.
une participation au défi pour la Terre, avec Nicolas Hulot
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